La question du public et de la Médiation !!!

Hello everyone,

Aujourd’hui quelques liens intéressants du bouillon des bibliosdédés…

http://espaceb.bibliomontreal.com/2013/02/22/architecture-et-technologies-en-bibliotheque-actualites-en-5-liens/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=architecture-et-technologies-en-bibliotheque-actualites-en-5-liens

Celui qui illustre comment les Bib vont devenir des lieux..3 … des lieux de rencontres, de débats, d’échanges… et comment les bib vont permettre la diffusion du savoir, des connaissances, etc…Je devrai les dépouiller d’ailleurs tout au moins pour le premier lien proposé.

Et sinon, une intéréssante controverse sur la question des droits d’auteur qui peut vraiment devenir une réelle absurdité au nom de l’argent tant aimé…

Alors sinon, penchons nous sur ….

Le public en Bibliothèque et la médiation

La plupart des gens lisent pour 4 raisons différentes :

l’information  – Le divertissement – l’esthétisme de la langue  et pour s’instruire en sachant que les lecteurs avides de la beauté des mots sont les moins nombreux.

Je vais donc lire et commenter quelques articles du BBF sur mon sujet…

Belot, Florence, « Silences et représentations autour du public du patrimoine », BBF, 2004, n° 5, p. 51-56
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr/&gt; Consulté le 24 février 2013

 Dans les années 60-70, il y a eu une intense politique de création de Bibliothèques parce qu’il y avait un manque flagrant de ce type de structures. Il faudrait que je retrouve l’article du BBF qui en parle…et qui présente la situation de manière assez alarmante.

Toutefois, cette impulsion s’est suivie d’une volonté de rendre dynamique la promotion de la lecture publique. Même si en termes de politiques culturelles, la diversification des actions a mis 10 à 15 avant de devenir une évidence voire un fait établi dans les pratiques.

Conséquemment à cela, les pratiques patrimoniales de préservation et de mise en valeur des fonds anciens ne sont pas pas facilement évoquées par la DLL.

le lecteur fait partie des ennemis du livre ^^ ah ah …

D’une manière générale, « les publics des bibliothèques publiques sont plutôt mal connus : nombreux, divers, peu fidèle (peu fidélisé), studieux ou festif, écolier et chercheur, dévoreur de romans ou amateur de films, séjourneur ou emprunteur, habitué ou occasionnel, ce public est tellement multiple qu’on prend désormais la prudence de le désigner par son pluriel : les publics ». Anne-Marie Bertrand, Bibliothécaires face au public, BPI, 1995.

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[En conclusion, Si la lecture publique, les médiathèques ont dû, pour s’épanouir, se débarrasser de l’image « poussiéreuse » de la bibliothèque traditionnelle, les bibliothèques patrimoniales doivent aujourd’hui se libérer elles aussi de cette image d’univers passéiste (image confortée encore par l’archaïsme du fonctionnement quotidien). Les technologies numériques leur ont offert cette occasion d’associer patrimoine et modernité et d’inscrire leur activité dans la logique d’ouverture et de communication qui caractérise la lecture publique. Grâce au numérique en effet, les Anciens deviennent modernes, « philonéistes 39 ». Le numérique permet également à la bibliothèque patrimoniale de dépasser la contradiction communication/conservation et d’intégrer pleinement une des valeurs les plus significatives de la lecture publique : la démocratisation.] J’ai gardé cette citation qui est intéréssante parce qu’elle prouve à nouveau toutes les possibilités que possèdent les Bibliothèques, les Médiathèques pour donner encore plus à leurs publics de notre histoire et de notre patrimoine.] Cette conclusion est intéréssante pour un sujet autour du patrimoine et du numérique.

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« Le public » d’une bibliothèque, pour reprendre la formulation singularisante d’Antigone Mouchtouris, est quant à lui polymorphe et mérite toujours d’être redéfini dans la mesure où il s’agit d’une instance qui est susceptible de jouer sur plusieurs tableaux : c’est à la fois un public effectif concentré (unité de temps, unité de lieu), déconcentré (unité de temps mais pas de lieu à proprement parler : dissémination dans différentes salles), ainsi qu’un public-audience : je peux faire partie du public d’une bibliothèque sans y mettre les pieds à partir du moment où je consulte des documents empruntés par un tiers.

Mouchtouris, Antigone, « Sociologie du public dans le champ culturel et artistique », BBF, 2004, n° 1, p. 101-103
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr/&gt; Consulté le 24 février 2013

Pour l’instant, je n’ai pas trouvé de sources récentes sur l’étude des publics même pas dans le bbf à ce qu’il semblerait…Mais, quand on cherche mieux, on trouve mieux

Suite à une interview de Philip Roth qui définit le lecteur ainsi :

Un vrai lecteur de romans, c’est un adulte qui lit, disons, deux ou trois heures chaque soir, et cela, trois ou quatre fois dans la semaine. Au bout de deux à trois semaines, il a terminé son livre. Un vrai lecteur n’est pas le genre de personne qui lit de temps en temps, par tranches d’une demi-heure, puis met son livre de côté pour y revenir huit jours plus tard sur la plage. Quand ils lisent, les vrais lecteurs ne se laissent pas distraire par autre chose… »

Archimag propose un article sur le lecteur 2.0 :

http://www.archimag.com/article/profil-des-lecteurs-20

Feedbooks, librairie 100% numérique, publie le profil de ses lecteurs 2.0. Ce nouveau type de lecteurs est éclectique et aime parler de ses lectures.

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http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2012-02-0084-008

Kellner, Stéphanie, « « L’histoire des bibliothèques : les publics » », BBF, 2012, n° 2, p. 84-85
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr/&gt; Consulté le 24 février 2013

Dans une approche sociologique, la dernière intervenante, Mathilde Servet, conservateur à la BnF, s’est intéressée aux bibliothèques « troisième lieu  1 », lesquelles pourraient constituer le futur de nos bibliothèques françaises. À travers une étude des bibliothèques hollandaises et britanniques, l’intervenante a analysé le rapport entre le succès de celles-ci en termes d’ouverture aux publics et leur conception physique. Au-delà des collections, elle s’intéresse à la bibliothèque en tant qu’espace, et le qualificatif de « troisième lieu », emprunté au sociologue américain Ray Oldenbourg, permet de présenter ces bibliothèques comme des lieux « informels », permettant également aux individus de maintenir et d’enrichir leur capital social.

et voila, l’article était intéressant dans la mesure où il constate que bien que des lieux notamment comme la Bibliothèque publique d’information ont été mis en place à destination des non-universitaires, ils sont assiégés par cette même catégorie de population. Comme la BNF qui a un public d’étudiants …. Toutefois, ça ne m’éclaire pas plus sur les types de publics actuels qui fréquentent les Médiathèques, Bibliothèques. Rah, ö déception….

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http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2002-01-0014-003

L’appellation de « médiathèques » dont on a rebaptisé les bibliothèques traduit en fait une mutation profonde de leurs missions et un nouveau développement de leurs activités. L’organisation des services, l’aménagement des espaces, la nature des collections invitent à une multiplicité d’usages.

L’introduction de nouveaux supports croisant texte, image et son favorise un accès élargi aux biens culturels, aux œuvres, au savoir et à l’information sur un mode de renvoi réciproque, et contribue à leur donner une image encore plus populaire.

Et si la lecture et le livre continuent d’avoir la part belle et demeurent le socle des activités qui sont pratiquées en bibliothèques (les livres constituant encore la majorité des emprunts), les raisons de les fréquenter et les manières d’y lire sont infiniment variées et bien éloignées de la seule lecture « savante » ou « lettrée » que vous évoquez.

On vient aussi bien y lire les quotidiens et les magazines que consulter Internet, se remettre à niveau, apprendre à faire un CV, chercher une recette de cuisine, des éclaircissements sur un texte de loi ou sur des formalités juridiques ou administratives, chercher des réponses à un problème familial ou des conseils de bricolage ou de jardinage, ou encore se former aux nouvelles technologies, écouter des lectures de textes à haute voix… La liste est longue et les questionnements infinis.

À des degrés divers, tous, quel que soit le milieu dont ils sont issus, font de la bibliothèque cet usage multiforme.

Au final, cet extrait de texte m’éclaire sur les pratiques Des Publics … qu’accueillent les Médiathèques.

[Le choix des collections résulterait, dites-vous, du profil et de la formation des personnels, du décalage entre leurs univers culturel et intellectuel et celui du public. En effet, l’exercice du métier de bibliothécaire requiert des aptitudes intellectuelles, la capacité de repérer, de discerner, de trier, de sélectionner, de juger du contenu des documents pour offrir un choix raisonné, pluraliste, éclectique, sans pour autant préjuger des styles, des formes ou des genres.]

Tabah, Dominique, « La bibliothèque et son public, grandeur nature », BBF, 2002, n° 1, p. 14-17
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr/&gt; Consulté le 24 février 2013

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ET quid de la Médiation alors ….

Desrichard, Yves, « Les bibliothécaires face aux problématiques de médiation : une nécessité pour valoriser les ressources numériques », BBF, 2012, n° 4, p. 74-75
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr/&gt; Consulté le 24 février 2013

Dans cet article, il s’agit plutôt de mettre en relation des ressources numériques avec des usagers, des ressources telles que des bases de données, des formations, des e-books, des périodiques électroniques,

PDA (« Patron Driven Acquisition »)

De toute façon, ce que les usagers attendent de la bibliothèque, désormais, c’est une expertise, des services, pour leur permettre d’« optimiser la trouvabilité » – sic : on en conclut que la « sérendipité », si à la mode, et qui permettait de trouver ce qu’on ne cherchait pas, donc, d’une certaine manière, de perdre son temps, ne l’était peut-être plus tant que cela, dans une époque à l’efficacité pressée ?

J’adore vraiment cet humour ^^ bref, la sérendipité est un concept intéressant qui va à l’inverse effectivement des valeurs de notre société actuelle.  Sinon, effectivement la journée manqua son but en matière de médiation toutefois la Bibliothèque de Chesnay propose via un portail des ressources numériques et explique sa position :

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 Après deux établissements de prestige, la présentation conclusive, par Véronique Poyant, de l’action de la (petite) bibliothèque du Chesnay fut celle qui insista le plus sur le thème de l’après-midi – la médiation. La bibliothèque ne comporte ni CD, ni DVD, par choix politique, mais des services et des ressources en ligne importantes, depuis juin 2010. Ces ressources sont accessibles sur place, mais aussi à distance, via un portail, « ça va de soi ». « Penser portail, après on pense ressources », résuma Véronique Poyant. Puis elle présenta la politique, vigoureuse, de mise en valeur de ces ressources au sein de sa bibliothèque. Ainsi, chaque membre du personnel est le « parrain » d’une ressource, qu’il est plus particulièrement chargé de suivre et de valoriser auprès des usagers. « Formation, implication, médiation » sont les maîtres mots. L’équipe est fortement motivée, et dispose de compétences spécifiques en la matière, qui sont utilisées via une communication régulière, diversifiée, sur les ressources et leur usage, qu’il faut privilégier au maximum, notamment à distance, là où il est plus difficile d’atteindre l’utilisateur. Le personnel est dans un véritable « bain numérique »… et ça marche ! Si l’on ajoute que le bouche à oreille n’est pas négligeable, là encore, en matière de médiation, on aura compris que, sans l’humain, le numérique n’a pas de salut. Pour l’inverse, rien n’est moins certain.

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http://www.labibliothequeduchesnay.fr/medias/medias.aspx?INSTANCE=EXPLOITATION

donc en matière de ressources en lignes, cours de langues et d’informatique, vidéos, presse et un blog sur l’actualité de la culture.

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le médiateur a une obligation de moyens et non de résultats en ce qui concerne la transmission du patrimoine historique.

Clouet, Céline, « « Quelle(s) médiation(s) pour l’histoire ? » », BBF, 2012, n° 2, p. 85-86
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr/&gt; Consulté le 24 février 2013

 En bibliothèque, en plus du rôle d’intermédiaire, la médiation englobe aussi des notions d’accueil, d’orientation et de conseil. Elle apporte à la fois au public la compréhension de l’organisation du lieu et de ses codes et l’apprentissage de l’usage du lieu et de ses outils de recherche, de manière à transmettre à chacun une méthodologie adaptée et efficace. La médiation en bibliothèque se présente souvent comme une « autoformation assistée » de l’usager, avec par exemple pour objectif de réduire la fracture sociale face au numérique.

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D’après Daniel Jacobi, « la médiation correspond à toutes les formes d’intervention à caractère culturel organisées à l’attention des visiteurs. Elle est médiation dans la mesure où elle se situe entre le patrimoine et les publics avec la volonté de contribuer aussi bien à favoriser le moment de plaisir de la découverte ou un temps de délectation, qu’à faciliter le travail d’application de connaissance. L’idée de l’intermédiaire postule implicitement la nécessité de modifier un rapport qui, précédemment, était établi sans tiers médiateur

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Cette situation dépeint les différentes catégories d’usagers en plus de réexpliquer la Médiation :

Afin d’assurer son rôle d’intermédiaire entre le public et les institutions culturelles, la médiation doit prendre en compte à la fois les attentes des utilisateurs, les contraintes liées aux lieux, mais aussi la diversité des publics. Les usagers qui fréquentent aujourd’hui les musées et les bibliothèques ont en effet des profils très variés : scolaires, familles, personnes en situation de handicap, publics du champ social, étudiants, actifs, retraités, touristes étrangers, et ont des attentes différentes.

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Un exemple de médiation inter-institution sur le thème du Roi Arthur :

Ainsi, « Le roi Arthur une légende en devenir » – exposition qui s’est tenue aux Champs libres de Rennes en 2008 – a permis de tisser une relation à la fois entre les institutions en interne (Bibliothèque, Musée de Bretagne, Espace des sciences), chacune apportant des éléments constitutifs de l’exposition, mais également avec d’autres bibliothèques, puisque cette exposition s’inscrivait dans un cycle autour du roi Arthur  8. Sur place, des médiations directes et indirectes ont été mises en place : animations pour enfants, parcours en famille avec livrets jeux et cartels juniors, conception d’audioguides, d’une exposition itinérante… Un site web commun sur la légende arthurienne a également été conçu dès l’ouverture de l’exposition de Rennes par le service multimédia de la BnF et s’est enrichi au fil des avancées de chaque exposition, avec des livres à feuilleter, des activités pédagogiques, des ressources à télécharger, un concours…

Contenot, Félicie, « La médiation au service de la confluence du musée et de la bibliothèque », BBF, 2011, n° 4, p. 11-15
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr/&gt; Consulté le 24 février 2013

Depuis la crise des intermédiaires, corps intermédiaires de notre système démocratique ou intermédiaires de notre distribution marchande, nous vivons le printemps des médiateurs. Dans la foulée du médiateur de la République, toute la sphère publique revendique sa part de médiation, de l’élu au juge, en passant par le policier.

Le domaine culturel n’est pas en reste, où l’on y est médiateur, forcément médiateur… Comme tous ces mots qui se répandent de plus en plus vite d’une science à l’autre, d’un métier à l’autre, nous ne sommes pas très sûrs du sens qu’ils véhiculent, mais ils circulent.

Caillet, Elisabeth, « À l’approche du musée, la médiation culturelle », BBF, 1996, n° 4, p. 100-101
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr/&gt; Consulté le 25 février 2013

*

 Cette introduction, seul élément du reste qui m’intéresse dans cet article illustre comment la notion de Médiateur a d’abord été un métier des musées ensuite s’est propagée partout….

*

La notion sociale de Médiateur est présente dans cette conclusion si ennuyée soit-elle : Entre l’univers de la technique et l’univers des identités, entre le monde des ordinateurs et le monde des affects, il faut des passeurs, des go between, des médiateurs. La ré-association entre ces deux mondes, qui dérivent de plus en plus loin l’un de l’autre, ne peut se faire que dans la vie individuelle, grâce à des médiateurs qui sauront favoriser la reconstruction de l’individu social. Et c’est à partir du moment où nous aurons reconstruit des acteurs sociaux que la machine sociale pourra se remettre en marche. Alain Touraine conclut en se félicitant du fait qu’une administration publique telle qu’une bibliothèque municipale soit sensible à ce problème.

Garden, Annie, « Bibliothèques et médiation », BBF, 1996, n° 6, p. 75-77
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr/&gt; Consulté le 25 février 2013

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10 ans plus tard, la médiation est une notion qui semble avoir fait son chemin, qui semble être devenu un composante normale du fonctionnement des entreprises(management) où des institutions du livre comme outil relationnel et dans un environnement numérique. Nous sommes loin du personnage de médiateur qui était ressenti comme un intrus…

Si le savoir du monde passe par l’écrit, avec ses codes, sa rigueur, son ordre, le médiateur est alors celui qui va réintroduire du relationnel, ramener le direct entre les producteurs et les récepteurs : qu’il le fasse sur un mode directif (du maître à l’élève), incitatif (animation culturelle) ou appropriatif (communautés virtuelles sur Internet, esprit civique). C’est ainsi que Jean-Marie Privat, professeur à l’université de Metz, définit la médiation, thème de la journée interassociative * qui a réuni archivistes, bibliothécaires et documentalistes, le 6 avril dernier à l’École nationale des ingénieurs de Metz.

Milandri, Marie-Danièle, « La médiation en question », BBF, 2006, n° 4, p. 87-88
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr/&gt; Consulté le 25 février 2013

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1 ans plus tard :

Retours sur la médiation

Jean Caune, théoricien de la médiation culturelle, a naguère stigmatisé « l’usage indifférencié de la notion de médiation » dans une construction du lien social fondée essentiellement sur le consensus. En bibliothèque, cette question resurgit périodiquement, en particulier quand éclatent des conflits avec des franges du public. Et beaucoup de professionnels, alarmés par des situations qui révèlent trop souvent leur impuissance, veulent inscrire leur pratique dans le champ de la médiation sociale. L’expérience interrompue des emplois-jeunes, recrutés sur des profils de ce type, a laissé ouverte une interrogation non résolue : le bibliothécaire, dans le cadre de sa mission (culturelle ? sociale ? « citoyenne » ?) est-il un médiateur ? Aujourd’hui, cette question traverse des thématiques aussi diverses que le partenariat, le libre accès à l’information, la lutte contre la fracture numérique ou l’illettrisme. Elle irrigue la réflexion autour de la lecture et de la transmission du savoir : que signifie être médiateur, dans un contexte de « désintermédiation » ? Que peut apporter aux publics en difficulté ou désocialisés un professionnel de la culture institutionnalisée ? Pour aborder ce débat, le BBF propose deux réflexions sensiblement différentes, et sans doute complémentaires. Abdelwahed Allouche interroge la démocratie culturelle et les représentations de la médiation. Olivier Chourrot dessine un horizon possible dans le profil du « bibliothécaire accompagnateur ». Tous deux, creusant les ambiguïtés d’une notion passe-partout, nous invitent à dépasser une vision superficielle, idéalisante, voire angélique, et à voir les choses en face : la médiation n’est ni un « remède », ni un « cataplasme ».


Notice bibliographique :

Alix, Yves, « Retours sur la médiation », BBF, 2007, n° 6, p. 66-66
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr/&gt; Consulté le 25 février 2013

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Au recours incantatoire à la notion de médiation, les bibliothécaires doivent privilégier une réflexion sur la différenciation de l’accompagnement du lecteur. Les implications d’une telle démarche sur les locaux, l’organisation des collections, les services, la gestion des ressources humaines, peuvent être fortes. En particulier, l’articulation entre l’offre documentaire et les besoins sociaux – en matière de formation, de vie sociale et professionnelle, de recherche d’emploi – est à repenser dans le cadre d’une rénovation de la relation de service public.

Chourrot, Olivier, « Le bibliothécaire est-il un médiateur ? », BBF, 2007, n° 6, p. 67-71
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr/&gt; Consulté le 25 février 2013

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La médiation du livre comme démarche-projet, centrée sur les besoins de l’individu lisant, adoptant le principe du traitement personnalisé de la demande, du retour au social et de la rencontre sur la base du savoir partagé, résiste-t-elle aux conceptions dominantes que mettent en pratique les bibliothécaires dans leurs entremises entre lecteurs légitimes et collections de documents ? Quelles ouvertures et quels enjeux promet-elle pour l’avenir des bibliothèques ?

Une interrogation menée par le biais d’un questionnaire adressé aux responsables des bibliothèques municipales, aux pilotes et aux animateurs de la médiation du livre et la réflexion qu’elle a suscitée 3 permettraient de donner quelques réponses à ces questions et d’explorer les chemins d’une démocratie culturelle de fait. La réorganisation des priorités d’un service et l’insistance sur les adaptations professionnelles nécessaires à introduire, suite au constat d’échec de cette démocratie à travers, entre autres, la mise en place ou le renforcement d’actions innovantes (bibliothèques de rue, portage de livres à domicile, lutte contre l’échec scolaire, l’illettrisme et la précarité économique), donneraient un nouveau souffle à un métier en pleine mutation

Allouche, Abdelwahed, « Les médiations dans les bibliothèques publiques », BBF, 2007, n° 6, p. 71-77
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr/&gt; Consulté le 25 février 2013

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Labrosse, Françoise, « Le patrimoine numérique et la médiation culturelle », BBF, 2009, n° 1, p. 85-86
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr/&gt; Consulté le 25 février 2013

La médiation à l’ère numérique … nous sommes loin du dialogue social où bien même de l’accompagnement… Internet est là et permet de nouvelles approches du savoir :

Éric Culnaert (AEC) a présenté les évolutions de l’année. Les grands programmes de numérisation continuent, du côté privé (Microsoft, Google) comme du côté public (Gallica, Europeana), le partenariat des uns avec les autres se renforçant (bibliothèque municipale de Lyon avec Google Recherche de livres), y compris pour la médiation (BM de Toulouse avec le fonds patrimonial Trutat sur Flickr). Les tentatives hégémoniques du privé sont également un levain pour les projets publics. Ainsi en est-il du projet HathiTrust qui voit 23 bibliothèques américaines parmi les plus prestigieuses, par ailleurs engagées dans Google Book Search, déroger au contrat et lancer leur projet d’un réservoir unique.

La mise en place d’un fonds numérique s’appuie sur la possibilité pour l’usager d’intervenir sur ce fonds (avis, tags, annotations personnelles, etc.), de constituer sa bibliothèque personnelle, d’intervenir dans des espaces participatifs, bref de s’éloigner du modèle institutionnel centré sur l’univers du bibliothécaire pour s’axer sur celui de l’usager lecteur et, ce faisant, générer aussi l’animation d’une communauté. La multiplication des sites où une communauté de lecteurs partage autour du livre est en cela révélateur (Babelio en France, Library-Thing, shelfari.com, etc.).

La bibliothèque virtuelle doit offrir de la proximité (les Geemiks de l’ESC Lille), de la disponibilité, développer des services supplémentaires (Guichet du savoir à la BM de Lyon), multiplier les moyens pour permettre à l’usager d’utiliser des données personnelles (création d’une mémoire lecteur). Enfin, il est important d’assurer la continuité entre la bibliothèque et l’usager en proposant des services qui s’appuieront sur les nouveaux supports comme les lecteurs de livres électroniques (Kindle d’Amazon) ainsi que les téléphones portables (Read&Go d’Orange, e-book de SFR).

Face aux difficultés rencontrées par les établissements patrimoniaux qui se sont lancés dans des programmes de numérisation ainsi que pour répondre à ses propres besoins, la Bibliothèque nationale de France (BnF) met en Spar, Système de préservation et d’archivage réparti qui garantira une conservation sur le très long terme. Dès le départ, ce magasin numérique intelligent, présenté par Frédéric Martin, du service Pôles associés/Gallica de la BnF, a été conçu pour servir également à d’autres acteurs en proposant de nouvelles offres de service, dans un souci de mutualisation des coûts et de partage des savoir-faire. Sa mise à disposition est prévue pour le début de 2009.

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CE qu’il manquait à cet article finalement c’est un petit slideshare sur la médiation numérique, le voici

Ce qu’il en découle c’est que à  l’ère de l’infobésité, les usagers ont besoin de sérendipité, d’aide au filtrage des infos, à la création de contenus de qualité ?,

besoin d’information, usages et outils sont les maitres mots d’un dispositif de médiation numérique.

Guichet du savoir, bibliosézame, présence sur facebook ,sur twitter, site web de la bpi…flikr, cartoguide : être là où sont nos usagers, leur apporter un peu de notre compétence et de notre sens critique. Miser sur des partenariats locaux

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En conclusion définitive celle là est que la notion de public en Médiathèque est multiple et vouée à évoluer… est ce que c’est plus impressionniste que réaliste je ne sais pas … les conclusions de mon dépouillement du BBF ne sont gère concluante … Quand à la Médiation, il s’agit au départ d’une activité sociale pour renouer un dialogue qui aujourd’hui plutôt pour un accompagnement des publics vers le savoir voire un partenariat avec d’autres institutions.

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